20 juin 2025, pour les adieux à l’Atelier du Ruau, le ciel s’est paré de ses plus beaux feux. 

Une dernière fois, nous nous sommes réunis sur le toit pour un temps d’évocation. Les chansons animées par Kim et Giovanni nous ont enveloppé d'airs de tendresse et de poésie 
(cliquer sur l'image de gauche pour en entendre l'écho)


Et c’est comme ça qu’on a levé les voiles, comme si un bon vent nous poussait. 

A tour de rôle, nous avons évoqué les souvenirs qui sont remontés de notre mémoire. 

Nous les avions recueillis sur des petites feuilles que nous avons gardées précieusement pour les réunir dans un album et nous les partageons sur ce blog pour ne pas les oublier. 

    - Pour Max, tout tient en trois mots et pour Corinne, ce sont des images de bienveillance, poterie, danse, qui remontent en mémoire. 


    - Pour Stéphanie ce qui reste, c’est l’expérience de se retrouver dans les yeux, le coeur battant des autres, de boire ensemble de cette eau devenue si rare, de se désencombrer.


    - Souvenir de Philippe : Temps de respiration avec la terre et le feu…Une boule, un bol, la terre dans nos mains,  nous ouvre un chemin vers notre terre profonde et la flamme intérieure qui nous met en  lien avec tout l’Univers.


    - Souvenir de Petra : Le travail qui relie.
Une démarche en quatre étapes pour aller du découragement vers l’espérance en action : 
1. Exprimer notre gratitude, 2. Exprimer notre peine pour le monde, 3. changer notre perspective et 4. se remettre en mouvement. Nous avons consacré un week-end aux Ponts-de-Martel en 2023 pour vivre cette démarche.





    - Souvenir de Nicole : Méditation et transition intérieure.
Une bougie, un bouquet au centre, un cercle de 6-7 personnes, ancrées dans le moment présent,  laissent passer l'effervescence des pensées et accueillent en silence Celui qui est "Au-delà de tout" et Présent au plus près en même temps.

   

    - Souvenir de Myriam : ce qui a motivé sa famille à participer à nos rencontres...attirée par une spiritualité, profonde et ouverte partagée par Jean-Claude.


"Et peur-être un peu grâce au Ruau qui me parle par l'eau qui désaltère mais aussi par sa force qui peut parfois devenir menaçante", nous dit cette cheffe de l'office des cours d'eau neuchâtelois.


    - Souvenirs de Paola,  Michèle et Jeannette : l’enrichissement des moments de rencontres interculturelles, " Une danse joyeuse avec nos amis syriens dans le jardin d'en face un soir d'été, des moments d'atelier tricot-couture partagés, un groupe de requérants de passage chez nous" ont enrichi notre vie villageoise.

















    - Souvenir de Marie-Claire : Une sortie en forêt avec Ernst Zurcher. Nous nous sommes abrités sous un sapin pour pique-niquer sous la pluie.

           


- Souvenir de Sylvie :  l'Atelier du Ruau a signifié que faire communauté en honorant notre lien à la T(t)erre était possible, juste, indispensable. Les poètes,  amoureux du monde et de la nature nous ont inspirés.




       …et les nourritures partagées ont rendu palpable l’éthique du Royaume qui vient.

        - Souvenir de Manon, artiste et poète de 13 ans :"Il s'échappait de ce lieu une douce mélodie, celle du Ruau...Les poteries exposées sur les étagères, les morceaux de terre en-dessous, apportaient quelque chose d'unique à ce lieu. Il y avait comme une présence..."




    - Souvenir de Thérèse : La poterie a trouvé ici un cadre idéal 
-que ce soit en solitaire : aller au coeur de la terre et se retrouver au coeur de soi-même.  
- que ce soit en partageant la fièvre de la création avec les groupes d'enfants, 
- ou bien dans des approches plus méditatives avec les adultes, qui vont du modelage intuitif à la découverte des gestes des potiers traditionnels de tous les temps et de toutes les latitudes
la Magie était au rendez-vous! S'immerger corps et âme dans la terre, lui donner forme donne la sensation de retrouver sa raison d'être au monde.




           

 
   - Souvenir d'Isabelle : 
Ce lieu inspirant nous a offert pendant deux décennies la chance unique de nous réunir pour différentes activités, accompagnés par un murmure, un chant ou un grondement, parfois tellement fort, qu'il fallait refermer la fenêtre... C'est accompagnés par cette musique que nous avons pendant bien des années cherché, expérimenté, dansé, écouté, médité et chanté. Et, à l'image d'Elie dans sa retraite, à plusieurs reprise discerné Sa présence, trouvé des idées, suivi des intuitions. Merci pour ce lieu de création si bien habité à tous les étages où nous avons pu, chacune et chacun à notre façon, progresser sur notre chemin. » 









                       









    - Et , finalement, Mark nous invite à un temps de pause. 

"Si chaque jour est une nouvelle page ± "blanche", il y a de temps à autre des moments où l'on sent que l'on passe d'un chapitre à un autre, voir d'un livre à un autre… Changement "d'histoire", occasion de la découverte d'horizons et de récits nouveaux… 
Rien de tel dans ces moments charnière que de s'arrêter (au bord d'un nuage ;-) pour contempler le chemin de vie parcouru. Un instant pour se poser et se ressourcer avant de reprendre la route. Un temps pour réaliser, à nouveau, à quel point l'horizon s'ouvre et se renouvelle à mesure que l'on avance, dévoilant de nouveaux espaces insoupçonnés qui nous invitent à leur découverte et à la rencontre des gens qu'il nous sera donné de croiser, de cheminer avec, de soutenir…



Merci pour les beaux et bons moments de ressourcement vécus ensemble au sein de l'Atelier du Ruau: ce lieu de co-construction de soi et d'une communauté… et je me réjouis déjà de ce qu'il nous sera donné de vivre pour permettre à d'autres de pouvoir expérimenter la joie qu'il y a à être dans des dynamiques inclusives, de partage, de coopération, de solidarité et d'entraide.





En feuilletant le dernier numéro de "Réformés", je suis tombé sur l'article (p. 17) qui parle du café ludique "l'Amuse-Bar" de la Chaux-de-Fonds… et n'ai pu m'empêcher de me dire que ça serait génial de pouvoir disposer d'un tel espace de rencontre sur St-Blaise. Une facette possible de ce nouveau lieu de Vie en gestation: une matrice qui nous aidera à imaginer, à (nous) préparer et à entrer dans les temps nouveaux qui s'annoncent. 


« La Créativité et l’énergie 
 des partages vécus ici, 
 aussi précieux qu’enrichissant 
continuera de vibrer encore longtemps »

(Garance du groupe Jin Shin Jyutsu) 


Ce 20 juin, en fin de soirée, avant de nous quitter et de quitter ce lieu tant aimé, nous avons dansé ensemble le vœu de nos cœurs sur la musique de Pool of love : 

"Que le courant d'amour qui nous a rassemblé ici déploie ses ailes et s'envole du plus profond de nos cœurs jusqu’aux étoiles les plus lointaines : que cet amour bénisse chacun."

Les liens qui ont compté pour nous

Nous pouvons saluer nos amis potiers du Congo du CIARUE, Centre d’initiation aux arts pour les enfants de la rue. Le partenariat avec eux nous a enrichis. Leur engagement avec les enfants démunis de Kinshasa nous a stimulé. 
Tout comme nous faisons mémoire des groupes qui ont animé ce lieu : 
  • Communication non-violente avec Stéphanie. 
  • Journal créatif avec Anne qui dit sa reconnaissance d’avoir été témoin et porteuse de cette vie qui a traversé l’atelier. 
  • Jin Shin Jyutsu avec Monique 
  • Les ateliers de danse et Qi gong avec Marie 
  • Les Coups de cœur , avec Marianne et Jacqueline 
Quelques amis supplémentaires nous ont laissé ou envoyé leur message:
  • Katia  : « Je suis en pensée avec vous, amis du Ruau dont le chant a bercé nos rencontres méditatives pendant toutes ces années, reconnaissante pour ce beau lieu, triste de ne pas partager cette soirée avec vous😪. »
  • Lara : "Le temps passé à la poterie a été pour moi un moment de re-connection à ce qui est : mes envies, ma foi, l’instant présent, la respiration - ça m’a appris que tout évolue, tout vit constamment, tout survit."
  • Anne qui dit sa reconnaissance d’avoir été témoin et porteuse de cette vie qui a traversé l’atelier, en particulier dans le Journal créatif qu'elle a animé.
  • Marie : « J’aurai passé des moments merveilleux dans le cadre idyllique de l’atelier du Ruau qui sont gravés dans mon coeur. Que ce soit pour la poterie, la danse ou le Qigong. Et je dis Adieu à ce lieu avec reconnaissance. »
  • Marianne : Mon souhait est de suivre vos projets et mon envie de donner des coups de pouce ponctuels. Donc merci de votre accueil et bon vent à votre super équipe ! Au plaisir d'avoir des nouvelles du Ruau. »
  • Brice : J'ai beaucoup appris en animant les ateliers d’écriture et de peinture.

"La magie d’un instant, d’un endroit 
 ne s’éteint jamais vraiment… 
 Elle vibre dans les cœurs, 
et devient écho vers l’infini."
 
(Dominique du groupe Jin Shin Juytsu)

Propos recueillis par Thérèse


Une page se tourne


Depuis 2008, la poterie et les rencontres de l’Atelier du Ruau ont été bercées par le chant du Ruau.


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Mais, aujourd'hui, une page importante se tourne. La maison de l'Atelier a été vendue et nous devrons remettre les clés de ce lieu que nous avons tant aimé à la fin du mois de juin. C'était un lieu idéal où la poterie était parfaitement à place. Le Réseau solidarité, installé au premier étage, a été le tremplin de toute une réflexion qui a uni écologie et spiritualité, amour pour la terre, gratitude mais aussi lucidité sur ce qui conduit notre société dans l'impasse.

La méditation de la Parole et la relecture de vie sont les joyaux que nous avons développés durant toutes ces années à partir du silence et de l'écoute du coeur. Nous avons expérimenté une manière de nous   relier à la Source et les uns avec les autres, dans la conscience de l’amour qui porte le monde. Un des fruits qui en est sorti est l’épicerie collaborative Chez Emmy ou encore la forêt jardin de Wavre. 

Depuis 2023, nous nous sommes retrouvés une fois par mois à l'atelier pour une étude et un partage sur des thèmes passionnants comme "Le Travail qui relie", "Les Arbres qui marchent" et actuellement le livre "Dieu est nu" de D. Arnold.

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Ces rencontres ne nécessitent rien d'autre qu'un espace où le cercle du partage se forme autour d'une bougie allumée. Nous continuerons à les vivre avec celles et ceux qui le voudront dans nos maisons ou local paroissial. Pour la poterie par contre, un local est nécessaire.




Notre potière Thérèse est à la recherche de nouvelles collaborations avec des créatifs, artisans, potières ou potiers, qui pourraient vibrer à l’idée d’un atelier collectif. 

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"Je partagerais volontiers un espace avec des personnes qui cherchent à co-louer un lieu, soit pour faire de la poterie, de l’artisanat, soit pour proposer une démarche créative ou méditative, ou encore des cercles de parole ou des moments conviviaux.On pourrait même y développer
une outilthèque ou un repair-café.

Les groupes de créatifs culturels qui s’engagent dans des ateliers collectifs montrent que nous sommes au début d’un nouveau temps, fondé sur les valeurs de partage et d’unité. Dans un climat dominé par les peurs, l'expression de nos talents et la joie sont la meilleure façon de guérir la terre
et de nous guérir nous-mêmes." 

Ecrit par Thérèse en collaboration avec Isabelle

Si vous avez envie de faire équipe pour cela et de participer à une co-location, ou si vous voyez un lieu qui s'y prêterait, MERCI de le signaler à l'adresse atelierduruau @ gmail.com.



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L’Atelier du Ruau est très heureux de vous présenter une programmation qui se déclinera en trois volets autour de la vie d’Etty Hillesum (1914-1943), jeune femme au cheminement humain et spirituel hors du commun. 

Les écrits d'Etty Hillesum donnent une image inattendue, nuancée et authentique d’une jeune femme d’exception : non pas une sainte étrangère au monde, mais une personnalité audacieuse, amoureuse de la vie, qui tente de dompter ses dons intellectuels et artistiques dont le foisonnement anarchique l’entrave. 
Etty parle au plus profond de nous-mêmes, de nos peurs, de nos questionnements les plus intimes, en même temps qu’universels et intemporels. Enfin, cette œuvre nous confronte au mystère d’un cheminement spirituel qui est un refuge sans être un rejet du monde et de ses menaces, mais qui semble au contraire être un acquiescement, parfois même un émerveillement, et ce au pire moment de notre histoire.

18 JANVIER -THÉÂTRE à 20H
Communauté Don Camillo/Montmirail à Thielle

Nous sommes très heureux de pouvoir accueillir, en exclusivité Suisse ! la pièce de théâtre :

«Etty H., la flamme d’une âme» 

Pour la comédienne, Angélique Boulay, de Paris, «Etty n’est pas une sainte, elle est vivante, incarnée, en constante lutte avec elle-même. Dans cette adaptation, il m’apparaissait important de mettre en valeur ses contradictions, ses doutes, ses questionnements, ceux-là même qui l’ont amené à une profonde transformation intérieure. C’est cette lumière, cette quête spirituelle, qui frappe tous les lecteurs d’Etty Hillesum, cet amour de l’humanité qu’elle va apprendre à faire grandir durant les deux dernières années de sa vie…"

Bord de plateau après le spectacle (échange public-artistes). 
Tarif : 25.- adulte /20.- AVS/AI/Carte Caritas /15.- étudiant.e 
Réservation : syloupam [@] gmail.com
Les places de parc étant limitées, privilégiez la mobilité douce pour venir sur le site

02 FÉVRIER - CULTE à 10H
Temple protestant de St-Blaise 

«Rester des Vivant.e.s». Ruth Letare (diacre) et Sylvie Perrin Amstutz animeront ce culte spécial en lien avec la vie d’Etty Hillesum.

14 FÉVRIER - CONFÉRENCE à 20H
Communauté Don Camillo/Montmirail à Thielle

«Etty Hillesum (1914-1943) : un témoignage lumineux dans une période sombre du XXe siècle». Conférence par Pierre Bühler, professeur retraité de théologie à la faculté de théologie de Neuchâtel puis de Zurich. 

Jeune Juive néerlandaise née en 1914, Etty Hillesum a vécu à Amsterdam sous l’occupation allemande. Dans son journal et ses lettres, elle observe tout ce qui se passe autour d’elle, en particulier toutes les formes de la persécution des Juifs, des interdictions successives à la déportation. En même temps, elle traverse une profonde transformation personnelle, tant psychologique que spirituelle.

La conférence de  Pierre Bühler nous permettra de découvrir la vie et l’œuvre d’Etty Hillesum, sa démarche psychologique et spirituelle, et son engagement en faveur des victimes de l’idéologie nazie. Un message d’actualité pour la période dans laquelle nous vivons. 

Entrée libre
Plan d'accès

Prendre le large

Cet été la canicule nous a fait ressentir dans notre chair les effets du réchauffement climatique. La réponse décalée et insuffisante du monde économique et politique pour stopper cette évolution a de quoi nous plonger  dans un sentiment d’insécurité collectif. Dans l’impasse, une voie peu fréquentée, reste à redécouvrir : unir la lucidité et la foi, la prière et l'action. C'est la piste que nous avons choisie en créant le Réseau solidarité en 2005, et nous voulons l'emprunter tout à nouveau aujourd'hui à l'atelier du Ruau. En un mot
PRIER COMME SI TOUT DÉPENDAIT DE DIEU et TRAVAILLER COMME SI TOUT DÉPENDAIT DE NOUS. StAugustin. C'est pourquoi nous reprenons une

 
Veillée célébrative
un dimanche soir par mois, 
dès le 22 octobre de 19h à 20h
.

Nous pouvons nous arrêter, redécouvrir ce que signifie « être ».
Ecouter.
Renouveler la conscience du divin qui se manifeste à l'aube de chaque jour, 

Aimer nos voisins,
et confier notre monde en crise à l’infini des possibles divins.

 

 

Faire entendre le murmure de la Source

«Dans le désert social, relationnel, spirituel de notre monde, il faut faire entendre le murmure de la Source qui, un jour, vient à bout du carnage, créer des oasis, des lieux de partage, d’échange.»Georges Haldas

Cette oasis nous avons eu la chance de la développer à l’Atelier du Ruau. Chaque jour, la proximité du ruisseau nous permet d’entendre le murmure de la Source comme une chanson qui nous relie aux origines de Saint-Blaise, aux moulins qui ont tourné longtemps sur ses rives et qui accompagne encore aujourd'hui notre activité à la poterie, le voisinage et les promeneurs charmés par sa chanson. 
 
Un des lieux ressourçant et vivifiant du village est l’épicerie Coopérative participative chez Emmy, un beau projet coopératif qui a également donné naissance à une forêt-jardin et au projet de maraîchage "les Jardins d'Emmy" à Wavre. Des lieux de partage et d'entraide qui favorisent chez les 180 familles membre le développement de styles de vie en harmonie avec la terre et les personnes qui la cultivent,

 

Eco-anxiété

Cela ne nous empêche pas de voir l’amplification dramatique de la crise climatique, de ressentir l’angoisse qui est montée d'un cran après la canicule et les crises de cet été. Personne n’est épargné par l’éco-anxiété : Ma petite-fille Hélène, 9 ans, qui avait lu une BD à ce sujet me disait récemment :« Grand-maman je regrette d’être trop sensible, mais depuis que j’ai lu cette BD j’ai peur, et je me demande à quoi ça sert d’être née dans un monde comme ça? »
 
Mon coeur criait : Merci parce que tu es venue au monde! merci pour l'être unique que tu es!
Ce que les chercheurs nous disent est réel, mais il y a une chose qui échappe aux calculs des scientifiques : c'est que ce monde ne s’est pas fait tout seul. On a oublié l’Amour qui a fait émerger la Vie dans l'univers. Et s'il  est Créateur de toutes choses, il est aussi le Sauveur de toutes les créatures, humaines, végétales, animales, minérales. Il continue à chaque instant de donner la vie, le mouvement et l'être au monde par son Souffle divin et il partage  notre souffrance. Peut-être que le sens des crises que nous vivons est de nous ouvrir les yeux sur l'Amour invisible à l'origine du visible et de nous apprendre à aimer? "

Tout n’est pas joué : la transition c’est aller au-delà de la catastrophe, vers une société qui protège le vivant, qui dépasse le rationalisme et réunit la tête et le coeur.  «Pour apporter des réponses durables et fécondes, une mutation des consciences et des modes de vie est nécessaire. Cela passe par la redécouverte de la dimension la plus intérieure et sacrée de l’être humain et du cosmos. Redécouverte de l’amour porteur à l’intérieur de tout ce qui est. » MM Egger

D'autres moments inspirants:
  • Modelage libre et création

Lundi 23 octobre au 18 décembre de 17h à 18h30
Mercredi 25 octobre au 13 décembre de 20h15 à 22h 
Imagination d'une rencontre de François d’Assise avec Clara, une jeune femme du XXIème siècle, profondément angoissée par l’avenir compromis de la vie sur notre planète.

Quand la terre parle

  

Quand la terre parle

L'émission Ma foi c'est comme ça sur Canal Alpha s'interroge : "Cet hiver, les questions autour des enjeux climatiques sont partout. Et si… la terre avait quelque chose à nous dire qui touche aussi notre vie spirituelle? Pour trouver des réponses, elle suit une passionnée engagée sur ces questions, Sylvie Perrin Amstutz ainsi que le pasteur et enseignant Frédéric Hammann."
Résumé:

L'engagement en faveur de la terre et des humains de Sylvie Perrin Amstutz  s’origine dans l’héritage de ses grand-parents paysans, symbolisé par le tilleul de la vallée des Planches (NE), auprès duquel elle aime encore venir se ressourcer.


Elle y puise une force qui lui a permis de faire beaucoup de chemin. En passant par un emploi à la banque qu’elle quitte sans regret à 22 ans,  pour s’élancer vers des îles lointaines. L'immersion dans la beauté du paysage et de la forêt l’émerveille et la rejoint au point qu'elle se trouve saisie par le Créateur, avec un cri du coeur : » Si tu existes, parle-moi ! » Le Livre-Saint qui va lui parler de Lui, elle le trouvera dans les bagages de ses compagnons de voyage. Et les rencontres qu’elle fera l’amèneront à faire le choix de vivre pour prendre soin de la terre et des humains.

Cela la conduit à une formation de guide de moyenne montagne, à une saison de bergers en estive, à un engagement de couple au Laos. Au retour, dans les terres de ses parents, le vaste terrain autour de la maison devient rapidement un « Potager à croquer » où elle va initier les enfants du quartier à la culture potagère. En église, dans le Réseau solidarité elle devient militante, co-fondatrice de l’épicerie collaborative Chez Emmy, enseignante en permaculture à la Haute Ecole de Théologie de St-Légier et initiatrice d’une forêt-jardin à Wavre. Elle a le don de se relier aux autres et chaque étape se vit dans une démarche communautaire dans l’esprit de la gouvernance partagée.
Visiblement elle ressent une sorte d'urgence qui la pousse toujours en avant.

Cette trajectoire, le professeur de théologie Frédéric Hamman la salue avec enthousiasme. Selon lui, dans le contexte de crise que nous traversons, le premier pas  est de retrouver un regard de gratitude sur la nature et d’agir dans le respect des limites de ses ressources, plutôt que de nous mettre une immense pression pour "sauver la planète“. Dans la lucidité sur les crises actuelles, sans se laisser submerger par l’eco-anxiété ambiante nous pouvons garder à l'esprit que Dieu reste souverain. C’est fondamental et c’est sur une base de confiance, en s’impliquant plus intensément dans la relation avec le Créateur que l’humain peut retrouver le moteur de son action et sa place dans le monde.
A voir: Emission de Canal Alpha “Quand la terre parle” :

Ce Dieu connu et méconnu

Il est assez surprenant d’entendre que la priorité consiste à trouver la confiance en s’appuyant sur la souveraineté de Dieu dans un monde en péril, dominé par la raison, le matérialisme, les calculs, qui a perdu  toute conscience.  L’église qui reste témoin de ce Dieu méconnu peine à lui rendre un témoignage audible par nos contemporains. Pour retrouver la vigueur de l'évangile, la Source que chacun porte au fond de son être, il faut se faire pèlerin, à l'image des Rois mages qui ont traversé nuits et déserts en suivant une intuition, une étoile,  et ont reconnu dans une humble étable un nouveau-né qu'ils ont salué comme le Sauveur du monde. Pour reconnaître le Divin, encore aujourd'hui, il faut laisser tomber nos représentations mortes et retrouver celui que Jésus appelle: "Oh Abwun, Père-mère du cosmos qui engendres, continuellement dans la lumière tout ce qui est. Souffle d'amour qui traverse tout, Origine de tous les sons..."  ( voir une relecture du Notre Père à partir de l'araméen - copié au bas de l'article).


Passer du désir d'avoir au désir d'être

Le philosophe Frédéric Lenoir, interviewé dans l'émission Egosystème  de ce 14 janvier a analysé comment la publicité véhiculée par la société de consommation, a réussi à programmer des générations pour le désir de posséder, et d’avoir toujours plus qui est à la racine de la surconsommation qui détruit les ressources terrestres. La crise actuelle amène à une prise de conscience qui fait renaître en certains (et spécialement parmi la jeunesse)le désir d’être, la valeur des relations nourrissantes, le lien au vivant, la créativité.

« La création est fondamentale. Dans la créativité on est heureux - chanter, danser, faire de la musique, peindre nous rend heureux. La créativité peut se mettre dans toute activité. Elle passe souvent par les mains - jardinage, tricot, cuisine, etc. Le travail manuel nous ouvre à une qualité de présence qui passe par les sens et nous rend heureux-se. Etre présent-e et attentif-ve à ce que l’on fait c’est source de bien-être. » 

C’est dans cette perspective que je considère...:

Les cours de poterie à l’atelier du Ruau :

L’argile, matière première des origines déposée dans nos mains, prête à se laisser modeler peut devenir une partenaire qui nous mène vers notre cœur profond,  nous aide à retrouver le lien avec nous-mêmes, avec nos origines et à laisser jaillir dans nos profondeurs une lumière qui redonne sens et joie de vivre.
Unir terre et ciel a été de tout temps la vocation du potier, de la potière. Au milieu du siècle passé, le grand potier écossais Bernard Leach s’exprimait ainsi :« Aujourd’hui les gens ont honte de se mettre à genoux, mais ce que je demande aux gens c’est de se prosterner devant la vie et d’être humbles. Il nous faut revenir à une forme de vie plus simple, une vie d’homme sur cette planète où l’on n’est pas si satisfait du pétard qui menace de la faire sauter. »

C’est dans ce sens que je vois les cours de poterie à l'atelier du Ruau
Dès lundi 23 janvier de 17h à 18h30 ou mercredi de 20h15 à 22h. Pour s'inscrire schwab.therese@gmail.com

«Chez Emmy» une épicerie participative dynamique!



En  mai 2019, s'ouvrait à la Grand'Rue 20 à Saint-Blaise une épicerie participative sous l'impulsion d'une équipe dynamique motivée par le désir de distribuer des produits alimentaires de qualité, locaux, biologiques et éthiques tout en favorisant la distribution en vrac. Très vite une centaine de familles s'y intéressa. Dans la dynamique du départ, ils ajoutent en 2020 une chambre fraîche (pour stocker les fruits et légumes), en 2021-2022 une forêt-jardin.  En début 2023 ils souhaitent lancer un projet de maraîchage pour cultiver leurs propres légumes.
 
L'équipe a trouvé le terrain, le paysan et les maraîcher-e-s à moins de 3 km de l'épicerie: le rêve !

Les 160 familles coopératrices sont prêtes et se réjouissent d'accueillir 10-15 ménages supplémentaires pour s'engager dans ce beau projet communautaire :-)




Envie…
…de devenir acteur-trice de ta consommation ?
…d’acheter des produits bio, locaux, en vrac à un prix accessible ?
…de prendre soin du vivant, présent et futur,
en t'engageant aux côtés d'autres coopérateur-trice-s ?

Alors rejoins cette belle équipe!
Participer à ces projets novateurs et enthousiasmants, c'est construire, ensemble, l'avenir dans lequel nous souhaitons vivre !
Pour en savoir plus et s’inscrire :