Un soir au bord du Ruau


« Lorsque nous nous réunissons près de la source,
quand nous sommes ensemble,
quand nous nous engageons pour un but
alors, du plus profond de notre savoir intérieur, naît la nouveauté, surprenante.
Nous ne pouvons la fabriquer,
elle surgit dans la dynamique orientée du groupe.Nous sentons alors que cette nouveauté est plus vaste que la somme des contributions individuelles, et qu'elle nous porte et nous donne des ailes comme une légère brise » (Politique intégrale)




20 mai 2019 au bord du Ruau


Le hasard du calendrier a voulu que nous soyons réunis avec les membres du Réseau solidarité pour la méditation le soir de l'ouverture de l'épicerie coopérative Chez Emmy
et nous célébrons l'enthousiasme, le savoir-faire d'une équipe  d'une dizaine de personnes, de différents "bords" qui a réussi à muer un salon de coiffure  délaissé au coeur de Saint-Blaise en un espace accueillant regorgeant de produits bio locaux accessibles à un prix raisonnable grâce à l'investissement bénévole de tous les 140 coopérateurs qui ont rejoint le projet. C'est la réalisation d'une vision porteuse d'avenir qui nous est chère : celle d'une consommation respectueuses de la terre qui crée du lien entre producteur et consommateur.

Ce soir, au bord du Ruau, nous avons laissé la fenêtre entr'ouverte pour entendre le murmure du Ruau... "Ecouter le murmure de la Source qui un jour vient à bout du carnage"(Geroges Haldas) fait partie de notre ADN depuis le début en 2006 tout comme l'intention : Se ressourcer spirituellement, penser globalement, agir localement.
En face, de l'autre côté, du ruisseau,

au Jardin participatif, la terre, comme une mère pleine de tendresse couve les semences et nourrit les plantons déposés ces derniers jours.

C'était un champ laissé à l’abandon, envahi de solidages en face de notre atelier et il est devenu en quelques mois le Jardin participatif du Ruau. Le hasard des rencontres a voulu que
- des membres du Groupe nature, attachés à la promotion de la biodiversité
- des membres de l'Atelier du Ruau, engagés dans la transition écologique
- des jeunes paysagistes, passionnés de permaculture forment un noyau intergénérationnel et deviennent les membres fondateurs l'Association Jardin participatif du Ruau.


Un tournant

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L’épicerie, le jardin, les engagements avec les migrants sont comme des fruits qui ont mûri longuement. Chacun de nous est en train de  s’orienter vers un de ces projets et de vivre des expériences similaires avec d’autres personnes venues d’ailleurs. Comme les fleurons emportés par le vent loin du capitule du pissenlit nous nous envolons.  En même temps la force de l’amitié, l'appel du retour à la Source restent en nous et la Vie nous guidera à le garder vivant et à le partager.




Pour le moment, à part l'invitation à découvrir Chez Emmy et le Jardin participatif,
un seul rendez-vous cet été:

23 juin Fête de l'été 

Les informations suivront.

Un nouveau monde est en train d'advenir

Comme l'illustre la métamorphose de la chenille, que nous vous racontons ci-dessous, en dépit de tous les calculs et statistiques catastrophistes, un nouveau monde est en train de naître au milieu de l'ancien. Nous en voyons émerger les signes tout près de nous: 

Emmi Held et Daphné Magnin, ancien et nouveau monde...
Une épicerie de produits bio, locaux et éthique "Chez Emmy" est en train de s’organiser au cœur du village de Saint-Blaise. Elle fonctionnera comme une coopérative participative sur la base de l'engagement bénévole de tous ses membres.

Le 20 février 2019, à l'issue d'une soirée de présentation du projet, lors de laquelle l'origine du nom «Chez Emmy» a été donné, 100 coopérateurs se sont inscrits ! Un signe clair de la motivation des gens à s'impliquer et un bel encouragement pour l'équipe à la base du projet :-)


Un peu plus haut dans le village de Saint-Blaise, au bord du Ruau, juste en-dessus du Moulin, il y avait un champ abandonné et envahi de solidages.

Providentiellement ce terrain de 500 m2 a été mis à notre disposition. ​Le hasard des rencontres a voulu que :
· des membres de l'Atelier du Ruau
· un membre du Groupe nature,
· et des jeunes paysagistes, passionnés de permaculture forment un noyau d'une dizaine de personnes  pour entreprendre la culture de ce terrain et en faire  le jardin participatif qui est en train de naître au bord du Ruau


Qu'est-ce qui nous fait rêver?


A l'origine de nos comportements, il y a des récits, des manières de voir la vie, de nous représenter ce qui est désirable. A la racine de nos comportements de surconsommation il y a cette fausse croyance que le bonheur est dans la possession, dans le pouvoir, dans la performance.

Un des défis que nous pose la crise actuelle c'est de changer nos comportements et donc de commencer par développer un nouvel imaginaire. C’est à cela que nous avons travaillé le 9 février avec MM Egger. Dans sa conférence (voir les traces de ses exposés), Michel Maxime a évoqué l'histoire des cellules imaginales qui sont comme une métaphore de ce qui ce passe dans la période de crise que nous traversons.


Cellules imaginales



La chenille, à un certain point de son cycle de vie, devient un glouton vorace et "surconsommateur", dévorant tout ce qui se trouve à sa portée. Elle mange 300 fois son poids en une journée. Plus elle dévore, plus elle devient grasse et léthargique. Elle va finalement se suspendre et s’endormir avant de se muer en chrysalide.
Mais ces cellules, en se multipliant et en se soudant les unes aux autres, deviennent les directrices génétiques de la métamorphose de la chenille. Elles mettent en route le processus par lequel la chenille surconsommatrice devient la "soupe nutritive" des cellules imaginales, qui progressivement créent le nouveau dans l’ancien : le papillon qui sortira du cocon.

Le monde aujourd’hui est au stade de la chrysalide. Pas besoin de faire un dessin pour voir le parallèle entre la société de consommation qui dévore les ressources planétaires et la chenille vorace, Les cellules imaginales qui s'unissent et font émerger le papillon à partir de cette « soupe » est à l’image de l’éveil des consciences actuel et fait penser à tous ces colibris qui font leur part et prennent soin de la terre.

L’ancien et le nouveau coexistent en chacun de nous pendant un laps de temps nécessaire.
La plupart d’entre nous passons beaucoup de temps à porter un regard sombre sur la société et sur le monde. Juger et combattre la chenille est aussi vain qu’épuisant. Le nouveau monde est déjà à l’œuvre et nous pouvons participer à son développement en changeant notre regard et en participant à l’émergence d’une nouvelle manière d’être au monde.


Nourrir les cellules imaginales c'est...

- S’émerveiller devant la beauté de la nature.

Photo Vincent Storrer, la nature dans l'objectif

- Voir l’invisible à l’intérieur du visible, sentir le souffle d'amour dans la matière, écouter « le chant de la terre et des cieux qui racontent la gloire de Dieu » (Ps. 19.1), voir derrière tout ce qui vit les perfections invisibles et la puissance éternelle du divin.

- « Ecouter en nous les échos de la Terre qui pleure » (Tich Nhat Hanh). Non seulement la terre, les plantes, la faune, mais aussi les humains surexploités, traités en objets crient la folie de ceux qui chosifient la vie et la soumettent aux appétits illimités des pouvoirs financiers.

Et puis encore…
- mettre en œuvre notre imaginaire, visualiser les alternatives ;
- aller à la rencontre de ce qui est vivant en nous ;
- avoir la foi qu'il est possible de s’en sortir et de vivre autrement ;
- cultiver les énergies inépuisables que sont la joie, l’espérance et la gratitude ;
- se relier à ceux qui partagent les mêmes projets et rêves que nous ;
- prendre conscience que la logique d’émergence est plus forte que les logiques causales.

Tout cela va participer à l’éclosion du monde nouveau que nous attendons et à l’envol du papillon.

Imagine un autre avenir


Alors que la jeunesse se mobilise pour demander aux milieux politiques et économiques de prendre au sérieux l'urgence des mesures à prendre face au réchauffement climatique, nous nous sentons interpelés à faire notre part, dans le cadre de la paroisse de l'Entre2lacs et de l'atelier du Ruau.
Nous désirons y réfléchir  en compagnie de Michel Maxime Egger,  sociologue et écothéologien, responsable « transition intérieure » à Pain pour le prochain et vous invitons très cordialement. 

SAMEDI 9 FEVRIER AU FOYER

GRAND'RUE 15, ST-BLAISE

CONFERENCE, PARTAGE, ATELIERS, IMPULSIONS



UN AUTRE AVENIR ! 

PARTICIPER A UN CHANGEMENT
PERSONNEL ET COLLECTIF
AU COEUR DES DÉFIS ÉCOLOGIQUES


14H30-17H30 Comment la tradition chrétienne a failli et comment une nouvelle lecture des textes fondateurs peut nous aider à trouver inspiration et ressources pour traverser les crises.


18H00 Repas offert

20H00-21H30 Conférence de Michel Maxime Egger : Crise climatique et transition, comment faire face et agir au niveau citoyen?

Possibilité de participer à l’entier de l’événement ou uniquement à une seule partie.

Nous vous informerons également de quelques initiatives locales:

  • d'une rencontre en avril qui fera suite à la projection du film "Qu'est-ce qu'on attend" pour tous ceux qui ont envie de participer activement à la transition 
  • de l'ouverture d'une épicerie coopérative bio, séance d'information le 20 février à 20h au Foyer
  •  création d'un jardin collectif, possibilité de s'y joindre.

"Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout, 

mais vous détruisez leur futur devant leurs yeux. »  La jeune suédoise Greta Thunberg, 15 ans, a harangué les délégués de la COP24 dans un discours qui a déjà fait le tour du monde.  Lire la suite



#FridaysForFuture

L'interpellation de Greta a déclenché une onde de choc parmi les jeunes. Ce vendredi les étudiants suisses seront dans la rue pour relayer ce message et protester contre l'inaction des milieux politiques et économiques dans le dossier du réchauffement climatique. Ils seront là pour revendiquer le droit d'avoir un avenir sur une terre préservée.