Semaine créative

"Tout ce que tu m’as donné, Afrique, me fait marcher d’un pas à nul autre pareil. " Anoma Kanié

Découvrez le camp en images...  

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Voici l'histoire d'un camp qui s'est réalisé presqu'à notre étonnement, par un appel et une énergie venues d'ailleurs. L'idée était venue en lien avec le projet de visite d'Arobase, le jeune potier congolais qui consacre sa vie à enseigner les arts aux enfants de la rue de Kinshasa. L'atelier du Ruau nous semblait un cadre idéal pour transmettre son don et ce qui l'anime aux enfants d'ici.



Mais les circonstances en ont décidé autrement : l'Ambassade de Suisse à Kinshasa a refusé de lui octroyer le visa.

La perspective de cette semaine nous avait mis en mouvement, stimulés; nous avions imaginé un beau programme, avec rythmes, histoires et chansons. Quand le refus de visa est tombé, nous avons dit:  "Non ! nous n'allons pas laisser tomber ce bel élan."
Et les aides sont venues de tous les côtés. C'est ainsi qu'une petite équipe de 20 enfants, 4 moniteurs et 4 animateurs ont passé des moments inoubliables à l'atelier.


Pour que le courant avec nos amis congolais continue à passer sur un autre plan, nous sommes devenus constructeurs-trices d’un grand pont virtuel par-dessus mers et déserts, montagnes et abîmes entre la Suisse et les enfants de la rue de Kinshasa.

Mais on a aussi construit des vrais ponts. Anne-Claire, architecte, qui est en train de promouvoir dans le cadre de la SIA féminine, un conte d'Anne Wilsdorf, "Ingénieuse Eugénie" a entraîné les enfants dans la construction de ponts par-dessus le Ruau.



Chaque matin était inauguré par le chant en lingala "Yesu azali awa" accompagné à la guitare par Jean-Claude, et par un rythme corporel scandé sur les mots: "Kinshasa- Congo - Afrique - St-Blaise. " La réalité des enfants de la rue du Congo a été présente à travers divers petits films et histoires.


• Nicole von Bergen, enseignante et passionnée de théâtre a mis en scène un autre conte africain d'Anne Wilsdorf: Jujube.


Son fils Baptiste a eu beaucoup de succès en introduisant les graffitis. et les origamis.









Thérèse a repris au vol l'atelier de poterie
qui devait être animé par Arobase.

La charte qu'on lisait chaque matin a orienté les enfants vers le partage, l'entraide, le respect des règles de sécurité. Dans une société de consommation et de compétition, il nous importe de mettre en valeur les simples bonheurs de la création spontanée et de l'altruisme. Les jeux ont été une occasion pratique de vivre ensemble. Nous nous sommes nourris des histoires de gens comme Arobase, soeur Marie-Thérèse de Brazzaville, Toni el Suizo.

Et finalement les enfants ont réalisé deux tableaux collectifs, illustrant ce fameux pont que nous cherchons à créer entre la Suisse et l'Afrique. Le petit bonhomme qui s'avance sur le pont: "C'est Arobase!" ont dit les enfants.

Oui nous continuons à espérer sa visite en poursuivant les démarches auprès de l'Ambassade suisse à Kinshasa. Alors pourquoi pas, des prochaines vacances créatives avec lui!


Ce n'est pas seulement parce que nos amis sont dans le besoin que nous nous sentons responsables de ce lien. Si nous y tenons si fort c'est parce qu'au coeur de la pauvreté matérielle, ils ont développé des qualités humaines essentielles qui nous manquent, à nous les nantis. Il nous importe de faire circuler entre nos réalités si opposées, des courants de vie et d'amour - pour qu'émerge une nouvelle humanité fondée sur l'amour, comme on peut voir dans le très beau reportage de Yann Arthus Bertrand, Retour à l'essentiel sur l'orphelinat de Soeur Marie-Thérèse.

A chaque personne qui s'est investie un peu ou beaucoup pour ce résultat
et à nos enfants et petits-enfants "qui sont nos trésors les plus précieux" (!)
un immense merci!






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