Fils de laine – liens d’humanité




Comment se fait-il que dix femmes d’ici, et d’ailleurs, de toutes générations (arrière-grand-mère, grand-mères, mères) se retrouvent assises en cercle, un tricot à la main, le 21 mars, à l’Atelier du Ruau de St-Blaise, à rire, à échanger, à travailler ensemble de la manière la plus naturelle du monde ?

Quelle Main les a rassemblées là… ?

Marcelle, l’aînée, Suisse romande pure souche, de la vallée de la Brévine
Brigitte, Suisse allemande établie à St-Blaise depuis 20 à 40 ans
Claudia, St-Galloise, d’origine italienne, mariée avec un Tunisien
Jurgita, jeune Lithuanienne, devenue Suisse par mariage
Maeza, Erythréenne, réfugiée, à Peseux depuis 6 ans
Syra et Ferial, Syriennes, nouvellement arrivées à Hauterive
Thérèse et Jeannette, membres de l’Atelier du Ruau
Et Valérie la jeune femme de Marin – par qui tout a commencé.

Oui, tout a commencé par un message de sa part, qui a presque passé inaperçu en septembre 2013 :
« Chères dames et demoiselles,

J’ai des laines à tricoter de toutes les couleurs et fils aux effets changeants. Je n’arriverai pas à tout utiliser, c’est pourquoi je souhaite en faire profiter celles qui en ont envie.

Celles qui ont du temps à disposition peuvent organiser un atelier tricot … »




Après un temps d’inertie, le message a passé de bouche à oreille, de mail box à mail box et un petit groupe a commencé à se réunir à l’Atelier du Ruau. Soudain, ce 21 mars 2014, tout ce petit monde se trouve réuni. Maeza a apporté une taillaule érythréenne, Sarah et Ferrial sont venues avec un délicieux gâteau syrien en nous annonçant que, dans leur pays, c’est aujourd’hui la fête des mères.

Aussitôt, une atmosphère de fête plane dans l’air. On fait connaissance. Chacune prend une pelote de laine, ressent son toucher, sa chaleur, se relie à l’Amour qui nous porte. Nous faisons circuler la laine et formons une sorte de toile d’araignée, visualisant les liens unissant nos histoires si différentes. Et puis on se met à l’ouvrage. On se montre des points, des modèles et s’enseigne mutuellement.

Ferial et Syra n’arrivent pas encore à s’exprimer en français et, spontanément, se mettent à parler l’arabe. Il se révèle alors que Maeza l’Erythréenne et Claudia la St-Galloise les comprennent et arrivent à nous traduire avec leurs rudiments de français ce qu’elles veulent nous dire.

Pendant le goûter, jaillit l’idée qu’un jour d’été nous pourrions nous retrouver et cuisiner chacune sa spécialité, ce qui nous donnerait l’occasion d’organiser une Fête de quartier et d’inviter largement nos connaissances. Affaire à suivre…





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